Pourquoi donner un antiparasitaire à un chaton ?
Très courants chez les chatons, les ectoparasites (insectes, acariens) peuvent causer de nombreux symptômes de mal-être, un retard de croissance et affecter leur système immunitaire. Ils peuvent également transmettre certaines maladies dangereuses pour votre jeune chat.
Les principaux parasites externes qui affectent le chaton1
- Les puces sont des insectes qui peuvent être présents chez votre chaton et le rendent particulièrement vulnérable. Les grattages sont nombreux et peuvent amener à des lésions cutanées voire à une dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP) s’il est sensible à la salive des puces. Comme elles pondent jusqu’à 50 œufs par jour, une grande vigilance est de mise aussi bien pour votre animal que pour le logement dans lequel vous vivez. Ces parasites externes peuvent également transmettre le Dipylidium caninum, un ver plat, mais aussi des maladies telles que la mycoplasmose féline.
- Les tiques sont des acariens qui s’accrochent et mordent la peau de votre chaton afin de se nourrir de son sang. Elles touchent principalement le chat d’extérieur, car les tiques attendent leur hôte dans les hautes herbes. Elles peuvent transmettre des maladies comme la babésiose féline, la borréliose féline et l’ehrlichiose féline.
- Les poux (Felicola subrostratus) ont la particularité de se nourrir de débris cutanés et causent de sévères démangeaisons. Les lentes se retrouvent dans les poils de l’animal. Ces insectes prolifèrent également dans l’environnement et contaminent rapidement les autres chats.
- Les aoûtats (Trombicula autumnalis) sont des acariens facilement reconnaissables à cause de leur couleur orangée. Très présents en été et à l’automne, ils se nourrissent de cellules cutanées. Leurs repas produisent de forts grattages là où ils se fixent (ventre, oreilles, pattes).
- Les moustiques et les phlébotomes (petits moucherons) touchent également les chatons. Une précaution peut-être de mise dans les départements français chauds et humides où ils sévissent le plus.
Les conséquences d’un traitement retardé
La multiplication des parasites dans le pelage de votre chaton en plein développement est néfaste pour sa santé. Elle peut causer des démangeaisons, une perte de poils, une anémie, des lésions cutanées voire des infections. Ces parasites peuvent aussi transmettre des maladies graves, affecter sa croissance, son système immunitaire et engendrer du stress.
À quel âge débuter un traitement antiparasitaire chez un chaton ?
Il est indispensable de traiter votre chat contre les puces et les tiques. Pour cela, le fait de commencer assez tôt permet de le protéger de manière optimale.
Le bon moment pour commencer
Généralement, il est recommandé de traiter votre chaton contre les parasites externes à partir de 2 mois. Toutefois, il est bon de savoir qu’il existe des traitements antiparasitaires externes pour les chatons âgés de moins de 8 semaines2. Ils sont aussi à adapter selon le poids de votre animal de compagnie. L’idéal est de demander des conseils à un(e) vétérinaire ou à un(e) ASV afin de donner un antiparasitaire pour chaton le plus adapté.
Les conditions de vie du chaton
Le traitement antiparasitaire pour un chat d’intérieur qui reste constamment dans le logement n’est pas le même qu’un chat d’extérieur ayant accès au jardin et ses multiples risques parasitaires. La fréquence sera alors à adapter selon son mode de vie. Là aussi, le vétérinaire peut conseiller.
Comment traiter un chaton contre les parasites externes ?
Les traitements antiparasitaires externes pour chat peuvent agir de manière curative et/ou préventive. Ils ont principalement une fonction sur les puces et les tiques. D’autres champs d’action sont également possibles afin de lutter contre les aoûtats, les poux, les moustiques, etc.
Les différents types de traitements antiparasitaires externes
Parmi les formes galéniques les plus courantes, il y a la pipette antiparasitaire à appliquer dans le cou du chaton entre les omoplates, le collier anti-puce chaton ou anti tique chaton, le comprimé antiparasitaire à faire avaler et le spray à vaporiser sur l’ensemble des poils. Quant au shampooing antiparasitaire, il n’est pas simple à appliquer, car le chat n’aime pas l’eau.
Les étapes du traitement : âge, poids, fréquence
Il existe des produits efficaces dès que votre chaton atteint l’âge de 2 mois. Mais, il est tout à fait possible de trouver des traitements qui agissent beaucoup plus tôt. Le dosage s’effectue également en fonction du poids de votre petit félin pour éviter tout surdosage pouvant conduire à une intoxication. La fréquence doit être respectée, car certaines galéniques sont efficaces pendant 1 mois ou alors pendant plusieurs semaines2. À échéance, le traitement peut être renouvelé selon les recommandations du vétérinaire qui tient compte du mode de vie du chat.
Les conseils pour un traitement antiparasitaire réussi
Il est primordial de ne jamais utiliser un antiparasitaire pour chien sur un chat (et inversement). Certaines molécules peuvent s’avérer très dangereuses et le risque d’intoxication n’est pas à sous-estimer. Les puces peuvent se développer dans le logement (5 puces adultes visibles sur votre compagnon à 4 pattes contre 95 puces immatures dans l’environnement)1. De ce fait, il convient de traiter chaque pièce avec un produit insecticide spécial habitat (spray, fogger…) tout en prenant toutes les précautions d’utilisation nécessaires et de laver régulièrement les affaires du chat. Il est bon de savoir que certaines pipettes anti-puces détiennent une action sur l’environnement2. Si d’autres animaux de compagnie composent le foyer, il convient de les traiter en même temps avec des produits adaptés à chaque espèce animale.
Les puces peuvent être porteuses d’un ver plat qui s’apparente au ténia (Dipylidium caninum) et votre chaton risque l’ingestion d’une puce infestée en faisant sa toilette1. C’est pourquoi, il est important d’administrer un traitement vermifuge à votre chaton pour lutter contre les vers ronds et les vers plats. Quand une tique est sur un chaton, il convient de la retirer immédiatement avec un crochet tire-tique. Enfin, d’après les recommandations de l’ESCCAP*, le traitement antiparasitaire pour chaton doit être personnalisé et éclairé en fonction des conditions de vie de l’animal. Le vétérinaire peut vous guider pour assurer un traitement optimal tout en minimisant l’impact sur les écosystèmes.
*Comité Scientifique Européen d’études des Parasites des Animaux de Compagnie. Ce comité d’experts émet des recommandations européennes relatives au traitement des maladies parasitaires des animaux de compagnie.